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Le linguiste hongrois Louis Ligeti a été le premier à suggérer que les Xiongnu ont pu être des Paléo-Sibériens ou des ienisseïens. Dans le dernier cas, ils pourraient être apparentés aux Khantys (Ostiaks), qui vivent en Sibérie occidentale et parlent une des langues finno-ougriennes. Au début des années 1960, Edwin G. Pulleyblank est le premier à développer cette idée en s'appuyant sur des preuves crédibles. En 2000, Alexander Vovin a réanalysé les arguments de Pulleyblank et a trouvé une preuve supplémentaire à l’appui de ses thèses, en utilisant la plus récente reconstruction de la phonologie du chinois archaïque par Starostine et Baxter et une unique transcription en chinois d'une phrase de la langue du peuple Jie, une tribu membre de la Confédération Xiongnu. Finalement, il ressort que les interprétations en langues turques de cette phrase, qui avaient été réalisées auparavant, ne correspondent pas à la traduction chinoise aussi précisément que celle utilisant la grammaire ienisseïenne. Pulleybank et D. N. Keightley affirment que les titres Xiongnu « étaient à l'origine des mots sibériens mais ont été plus tard empruntés par les peuples turcs et mongols ». La langue xiongnu a donné aux derniers empires turcs et mongols un certain nombre de mots culturels importants, dont le turc tängri, le mongol tenggeri, qui étaient à l'origine chengli (tháːŋ-wrə́j), le mot xiongnu pour "ciel". Des titres tels que tarqan, tegin et kaghan ont également été hérités de la langue xiongnu et sont probablement d'origine ienisseïenne.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Multi-ethniques === Depuis le début du XIXe siècle, un certain nombre de chercheurs occidentaux ont cherché à établir un lien entre diverses familles ou sous-familles linguistiques et la, ou les, langue(s) des Xiongnu. L'orientaliste Albert Étienne Jean-Baptiste Terrien de Lacouperie adopte une approche différente, considérant que les Xiongnu non pas comme un ensemble ethnique cohérent, mais comme un groupe avec de multiples composantes ethniques. De nombreux chercheurs pensent que la confédération xiongnu était un mélange de différents groupes ethno-linguistiques, et que leur langue principale, celle représentée dans les sources chinoises, et ses liens avec les autres familles linguistiques n'ont pas encore été déterminées de manière satisfaisante. Le professeur Hyun Jin Kim de l'université de Melbourne rejette les « vieilles théories raciales ou même les affiliations ethniques » en faveur de la « réalité historique de ces vastes empires steppiques multiethniques et polyglottes ». Des sources chinoises relient uniquement le peuple Tiele et les Ashina aux Xiongnu, et non tous les peuples turciques. Selon le livre de Zhou et l'histoire des dynasties du Nord, le clan des Ashina était une composante de la confédération des Xiongnu, mais ce lien est contesté, et selon le livre des Sui et le Tongdian, il s'agissait de « nomades mixtes » (chinois simplifié : 杂胡 ; chinois traditionnel : 雜 胡 ; pinyin : zá hú) de Pingliang. Les Ashina et les Tiele sont peut-être des groupes ethniques distincts qui se sont mélangés avec les Xiongnu.
Sources : fr.wikipedia.org
En effet, dans les sources chinoises, les nombreux peuples nomades vivant aux frontiéres de la Chine, dont les Xiongnu, sont connus sous le terme générique Hu. Ce terme regroupe donc des peuples ayant des origines géographiques et un mode de vie nomade similaires, mais n'étant pas forcément de la même ethnie. Certains Ouïghours prétendent descendre des Xiongnu. Mais, même s'il est possible qu'il y ait eu des liens entre les Xiongnu et les Ouïghours de la Chine médiévale, le Weishu, un livre d'histoire chinois, rapportant que le fondateur du Khaganat ouïgour était le descendant d'un dirigeant Xiongnu, cela ne suffit pas à établir une telle filiation. En effet, de nombreux érudits contemporains considèrent que les Ouïghours modernes ne sont pas des descendants directs de ceux de l'ancien Khaganat ouïghour car la langue ouïghoure moderne et les anciennes langues ouïghoures sont différentes. Ils les considèrent plutôt comme les descendants d'un certain nombre de populations, dont les anciens Ouïghours.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Langue isolée === Le turcologue Gerhard Doerfer nie toute possibilité de relation entre la langue Xiongnu et toute autre langue connue. Il rejette également avec force tout lien avec les langues turques ou mongoles. Enfin, le sinologue américain Edwin G. Pulleyblank (1922 — 2013) a défendu une thèse selon laquelle les Xiongnu étaient les ancêtres des Kètes, un peuple sibérien parlant une langue isolée.
Sources : fr.wikipedia.org
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