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Ipamoréline — Guide complet

Par Rédaction · publié 2025-08-19 · dernière vérification 2025-09-07 · Info

Tout ce qui suit concerne Ipamoréline. Nous restons clairs, nous nous appuyons sur la littérature et distinguons ce qui est solide de ce qui reste ouvert.

Dernière vérification : 2025-09-07. Lorsqu'une affirmation repose sur une étude précise, l'étude est décrite plutôt que surinterprétée.

Contexte

Étienne de la Vaissière a montré que, dans l'écriture sogdienne utilisée dans les « anciennes lettres », les Xiongnu et les Huns étaient désignés par le mot γwn (xwn), ce qui indique que les deux termes sont synonymes. Bien que la théorie selon laquelle les Xiongnu sont des ancêtres des Huns arrivés plus tard en Europe soit maintenant acceptée par de nombreux chercheurs, elle ne fait pas encore l'objet d'un consensus. En effet, l'identification des Xiongnu aux Huns peut être soit incorrecte, soit trop simplifiée ; comme cela semble être le cas avec le peuple proto-mongol des Ruanruan, qui ont été reliés un peu vite aux Avars du Caucase. Ainsi, il est possible que les Huns aient pris leur nom aux Xiongnu sans avoir de lien de parenté avec eux. Le sinologue Otto John Maenchen-Helfen, notamment avait dans les années 1940 sévèrement critiqué la thèse de l'identité Huns-Xiongnu. Les derniers résultats de la recherche laissent cependant penser que ce lien était non seulement nominal, et donc politique, mais aussi culturel. Dans leur étude, Neparáczki et al. (2019) ont montré que les sous-clades d'Eurasie orientale R1a étaient un élément commun de l'élite conquérante hun, avar et hongroise et appartenaient très probablement à la branche observée dans certains squelettes de Xiongnu. De plus, les haplogroupes Q1a et N1a étaient également des composants majeurs de ces groupes nomades, renforçant l'idée que les Huns (et donc les Avars et les envahisseurs hongrois) pourraient dériver des Xiongnu.

Sources : fr.wikipedia.org

Mécanisme d'action

Des chercheurs et autres érudits mongols ont émis l’hypothèse que les Xiongnu parlaient une langue liée aux langues mongoliques. Les archéologues mongols pensent que le peuple de la culture des tombes a dalles (en) est l'ancêtre des Xiongnu, et certains chercheurs suggèrent même que les Xiongnu pourraient être les ancêtres des Mongols. Selon le Livre des Song, (section Joujan), le nom alternatif des Joujan (le khaganat Rouran) était « Tatar » ou « Tartar » et ils seraient une tribu Xiongnu. Le sinologue russe Nikita Bitchourine considère que les Xiongnu et les Xianbei sont deux sous-groupes (ou dynasties) de la même ethnie. Gengis Khan fait référence à l'époque de Modu Chanyu comme « les temps reculés de nos Chanyu » dans sa lettre au taoïste Qiu Chuji. Le symbole du soleil et de la lune des Xiongnu, découvert par les archéologues, est similaire au symbole Soyombo des Mongols.

Sources : fr.wikipedia.org

État des études

Différentes visions de l'appartenance aux différents peuples turco-mongols s'opposent. Les partisans de la théorie de la langue turque incluent E.H. Parker, Jean-Pierre Abel-Rémusat, Julius Klaproth, Kurakichi Shiratori, Gustaf John Ramstedt, Annemarie von Gabain, et Omeljan Pritsak. Quelques sources et chercheurs, dont le sinologue français Paul Pelliot (1878 — 1945), disent que les classes dominantes étaient des proto-turques tandis que d'autres suggèrent des proto-Hunniques. Craig Benjamin voit quant à lui les Xiongnu à la fois comme des Proto-Turcs ou des Proto-Mongols, qui parlent probablement une langue liée au turc Dingling. Seuls quelques mots du vocabulaire des Xiongnu ont été conservés. Leur nom devait représenter la syllabe *kun. Le turcologue Louis Bazin l'a rapprochée du suffixe turc -gun, qui concerne les groupements humains. On peut aussi le rapprocher du mot mongol hün « homme », bien que les voyelles ne correspondent pas exactement. De nombreux peuples se sont appelés « les Hommes ». Il en serait de même des Xiongnu et ceci fournit un argument pour les considérer comme des Turco-Mongols. On sait aussi qu'ils pratiquaient le tengrisme, que leur désignation du ciel était apparentée au turc tängri et au mongol tengeree. Concernant les sources chinoises antiques, L'Histoire des dynasties du Nord (en) et le Livre de Zhou, tous deux rédigés au VIIe siècle, rapportent une inscription en langue sogdienne indiquant que les Turcs sont un sous-groupe des Huns.

Sources : fr.wikipedia.org

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Usage et manipulation

Les recherches génétiques récentes (2018) portant sur la migration est-asiatique à partir du Xiongnu vont dans le sens de l'hypothèse selon laquelle le turc primitif était la langue principale des groupes Xiongnu. Une étude parue en 2020 montre l'hétérogénéité génétique de ces populations qui tirent leur ascendance d'une part des cultures des pierres à cerfs et d'Aldy-Bel (en) à l'ouest et, de l'autre, de la culture des tombes a dalles (en) à l'est.

Sources : fr.wikipedia.org

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