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Les Xiongnu étaient des pasteurs semi-nomades, éleveurs de chevaux et de bœufs. Ils construisaient des maisons en fosse munis de chauffage hypocauste, peut-être inspiré de ce que l'on trouve dans la Chine des Hans - mais on peut aussi remarquer que la Corée durant la période de la céramique Mumun (au cours de la période classique, 850-550 AEC) connaissait déjà l'ondol, ce chauffage hypocauste. Ils utilisaient probablement déjà la yourte, habitation toujours en usage chez les nomades de l'Asie centrale. Ils pratiquaient des chasses collectives et utilisaient des faucons. La terre était cultivée par les prisonniers de guerre : des Chinois ou des hommes originaires des oasis de l'Asie centrale. Ces captifs effectuaient également des travaux artisanaux. D'après les sources chinoises, les Xiongnu étaient divisés en vingt-quatre états, eux-mêmes subdivisés en clans et familles patrilinéaires. Les principaux clans sont : Huyan, Xubu et Luandi. La société était divisée en classes, comprenant des aristocrates, divisés en une noblesse de sang apparentée au Chanyu et une noblesse de talent, et des hommes du peuple. Autour du Chanyu, au pouvoir héréditaire mais non absolu, gravitaient des princes répartis en différents grades. Le souverain ne pouvait prendre son épouse que dans un nombre limité de clans. Les Xiongnu pratiquaient la polygamie et le lévirat. Plusieurs peuples étrangers avaient été intégrés dans l'empire des Xiongnu. C'est peut-être le cas des Huns, s'ils n'étaient pas identiques aux Xiongnu, et cela pourrait expliquer qu'ils aient porté le nom de leurs anciens maîtres.
Sources : fr.wikipedia.org
Il en était probablement de même des Hephthalites, considérés comme des « Huns blancs » alors qu'ils n'étaient certainement pas apparentés aux Xiongnu ou aux Huns. Les Xiongnu avaient de véritables institutions judiciaires. Les criminels étaient jugés lors de procès qui ne duraient jamais plus de dix jours. Les punitions appliquées étaient l'exécution, la confiscation des biens ou la mutilation. La violation de la discipline militaire était punie de mort. Les soldats étaient répartis en unités de dix hommes. Dix de ces unités formaient une centaine, dix centaines formaient un millier et dix milliers constituaient ce que les Mongols appellent un tümän. C'était une organisation militaire très courante en Asie centrale. Les femmes montaient à cheval et participaient à des actions de défense ainsi qu'à l'entraînement des enfants. Les fouilles archéologiques du complexe archéologique d'Ivolga (en) mettent toutefois en lumière des fortifications et un champ inédit de recherche dans lequel la société Xiongnu n'est plus exclusivement perçue sous le prisme de nomades errants pastoralistes. Plusieurs autres places-fortes similaires semblent démontrer qu'une portion de la population est semi-nomade. Les Xiongnu, connus en tant que nomades des steppes d'Asie orientale, ont disposé de lieux de vie sédentaire où ils s'adonnaient à l'agriculture, pour une part, comme l'a démontré le site de Boroo Gol, en Mongolie, à 120 km au nord d'Oulan-Bator et à 25 km de la nécropole de Noin Ula (en), la plus riche et la plus célèbre nécropole de Mongolie.
Sources : fr.wikipedia.org
== Longévité == La confédération Xiongnu a eu une durée de vie inhabituellement longue pour un empire des steppes. L'objectif des raids qu'ils lancent sur la Chine n'est pas seulement d'obtenir des marchandises, mais aussi de forcer les Chinois à payer un tribut régulier. Le pouvoir du dirigeant Xiongnu repose sur son contrôle des tributs chinois, qu'il utilise pour récompenser ses partisans. Les empires Han et Xiongnu se développent en même temps, car l'État Xiongnu dépend du tribut chinois. L'une des principales faiblesses des Xiongnu est la coutume de la succession latérale. Si le fils d'un souverain décédé n'est pas assez âgé pour prendre le commandement, le pouvoir passe au frère du souverain décédé. Cela fonctionne à la première génération, mais peut conduire à une guerre civile à la deuxième génération. Ce cas de figure se produit une première fois en 60 avant J.-C., et le parti le plus faible adopte alors ce que Barfield appelle la "stratégie de la frontière intérieure". Concrétement, ils se déplacent vers le sud et se soumettent à la Chine, puis utilisent les ressources chinoises pour vaincre les Xiongnu du nord et rétablir l'empire. La deuxième fois que cela se produit, vers 47 après J.-C., cette stratégie échoue, le dirigeant du sud ne parvenant pas à vaincre le dirigeant du nord et les Xiongnu restent définitivement divisés.
Sources : fr.wikipedia.org
Le mot chinois utilisé pour désigner les Xiongnu est un terme péjoratif en soi, car les caractères (匈奴) signifient littéralement « esclave féroce ». (Les caractères chinois sont prononcés Xiōngnú en mandarin moderne). Il existe plusieurs théories sur l'identité ethnolinguistique des Xiongnu.
Sources : fr.wikipedia.org
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